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L'indochine (1ère partie)

Thème présenté par

M. Maës Nicolas

Vice-président (Section Pas de Calais) de l'ADAIF (Association Départementale des Anciens et amis de  l'Indochine des Flandres)

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« A aucun moment la France n’a débarqué en Indochine pour annexer un territoire. L’implantation progressive des missionnaires (1615) puis des militaires (1860) n’a jamais fait l’objet d’un plan. » 

(Tiré de l’article : France Indochine 1625 – 1956 du Général Guy Simon, Président de l’ANAI, Association Nationale des Anciens d’Indochine et du Souvenirs Indochinois, Bulletin de l’A.N.A.I. 3ème trimestre 1990).

 

La conquête française en Indochine remonte aux implantations françaises sous Louis XVI en 1785. Elle est véritablement lancée par Napoléon III sous le Second Empire et systématisée par Jules Ferry sous la IIIème République.

Depuis 1860, la France s’était donné une politique active de Colonisation en Extrême-Orient.

Dès 1862, un premier traité de Saïgon signé avec l’Empereur du Annam reconnaissait la souveraineté des français sur les provinces du Sud, qui formèrent la Cochinchine.

L’Empereur du Annam cède le Tonkin à la France sous forme d’un protectorat le 25 août 1883. La Chine rejetant le traité, elle envahit le Tonkin. Bien qu’aucuns des 2 pays n’eût formellement déclaré la guerre, tout commence militairement à l’automne 1883.

Les 3ème et 4ème Bataillons du 2ème Régiment Etranger sous les ordres du Commandant Dominé alors en poste dans la citadelle de Tuyen Quang sont assiégés pendant 4 mois du 23 novembre 1884 au 28 février 1885 par les Pavillons Noirs. Les Pavillons Noirs étaient des soldats irréguliers chinois expulsés de Chine en 1864 vers le Tonkin et qui sévissaient en Indochine, principalement contre les Français.

Le 18 novembre 1883, les 600 premiers légionnaires débarquent au Tonkin. Ils participent aux colonnes de l’Amiral Courbet qui lutte contre les Pavillons Noirs.

Le 16 décembre, les légionnaires accomplissent leur premier fait d'armes en terre asiatique en prenant la citadelle de Son Tay.  Renforcés par le 2e bataillon à partir de février 1884, les légionnaires s'emparent de la forteresse de Bac Ninh.

Le 1er janvier 1885, les 3e et 4e bataillons du 1er Régiment Etranger arrivent au Tonkin et sont intégrés au 2e Étranger. Le 3e bataillon tient une place particulière lors de la prise de Lang Son le 4 février. Le 4e bataillon du 2e Étranger, débarqué à Formose en janvier 1885 combat les Chinois sur place jusqu'à l'armistice franco-chinois du 21 juin 1885. Il rejoint ensuite son corps au Tonkin.

Après la conquête, vient la phase de pacification qui est une lutte permanente contre les bandes armées.

 

L’ORIGINE DE L’INDOCHINE FRANÇAISE 

L’Indochine Française est un territoire de l’ancien Empire Colonial Français. Elle s’est d’abord appelée Union Indochinoise puis Fédération Indochinoise. Créée en 1887 par l’administration Coloniale et disparue en 1954. Elle avait pour but de centraliser l’administration de plusieurs territoires aux statuts différents et qui furent tous conquis entre 1862 et 1899 par la France au fur et à mesure de son expansion en Asie du sud-Est. Elle est composée de diverses entités possédées ou dominées par la France en Extrême-Orient.  

Composition : La Cochinchine, le Protectorat du Tonkin et le Protectorat de l’Annam

          - La Cochinchine (premier territoire annexé par la France dans cette région du monde) est un nom employé pour désigner une Colonie Française, conquise après des opérations militaires en 1858. Elle est située dans la partie Sud de l’actuel Viêt-Nam.La dynastie Nguyen reconnait la conquête de la France au travers du traité de Saïgon en 1862. La Cochinchine est partie constituante de l’Indochine Française.

    - Le Protectorat du Tonkin et le Protectorat de l’Annam étaient placés sous protection de la France.Le 15 mars 1874, le traité Philastre établi sur l’Annam, un protectorat Français tout en reconnaissant la souveraineté de l’Annam sur le Tonkin. La Chine refusant le traité entraine par la suite la Guerre Franco-Chinoise qui opposa la France de la IIIè République à la Chine de la Dynastie Qing entre septembre 1881 et juin 1885.  

La Cochinchine, les Protectorat du Tonkin et de l’Annam correspondent au Viêt-Nam actuel. Ces trois entités sont regroupées en 1948 sous l’égide d’un gouvernement centrale provisoire du Viêt-Nam… en 1949, il est sous l’égide de l’Etat du Viêt-Nam dont le territoire est l’égale de l’actuelle République Socialiste du Viêt-Nam.

 

  - Le Cambodge sous protection de la France dès 1863 afin d’arrêter l’invasion vietnamienne qui s’opposait victorieusement à l’expansion khmère dans la péninsule indochinoise. Le Roi du Cambodge sollicita le protectorat de la France et demanda la garantie de ses frontières. Ce service fut assuré jusqu’à la dénonciation des accords par son successeur en 1953. 

        - Le Laos sous protection de la France depuis 1887 à la demande du Roi de Lang-Xang (Laos) pour se protéger des Siamois, des Birmans et des Vietnamiens. L’appui de la France lui permit de reconstituer un état laotien.

« La bataille de Diên-Biên-Phù (1953-1954) est une conséquence lointaine du traité de 1887, mis à jour par l’adhésion du Laos à l’Union Française en 1953 (Tiré de l’article : France Indochine 1625 – 1956 du Général Guy Simon, Président de l’ANAI, Association Nationale des Anciens d’Indochine et du Souvenirs Indochinois, Bulletin de l’A.N.A.I. 3ème trimestre 1990). » 

De 1900 à 1946, le comptoir de Kouang-Tchéou-Wan est rattaché administrativement à l’Union Indochinoise. Il est rétrocédé à la Chine en 1946. Avec les ressources budgétaires du niveau de la Mairie de Paris à la même époque, le Gouvernement général de l’Indochine entreprit la modernisation du pays. En creusant 3150 km de canaux d’irrigation, on livra 2 500 000 hectares de terres nouvelles à la culture du riz. On arracha 13 800 hectares à la forêt vierge pour y planter des hévéas. Financé par des investisseurs métropolitains. On construisit des infrastructures telles que : 33 000 kms de routes, 7 000 kms de voies navigables, 3 400 kms de voies ferrées avec des ouvrages d’art nombreux et remarquables.

D’autres choses furent mises en place, des emplois furent créés dans le développement des mines, des cimenteries, de l’industrie du textile. La promulgation d’un code du travail, la mise en place de vaccins afin de lutter contre les maladies tropicales inconnues, la fondation d’hôpitaux, de dispensaires, de léproseries, constructions d’écoles, de collèges, de lycées, de facultés.

Durant la Second Guerre Mondiale, la Cochinchine est occupée par l’Empire du Japon, tout comme le reste de l’Indochine, qui laisse néanmoins l’Administration Coloniale Française en place mais coupée de la métropole. 

Le 9 mars 1945, les Japonais s’emparent de l’Indochine !

LES DEBUTS DE LA GUERRE D’INDOCHINE

Le gouvernement japonais profite de la défaite française en Europe en juin 1940 pour adresser un ultimatum aux français. Cet ultimatum intervient sur le fait de l’insatisfaction du Japon sur l’engagement pris par la France afin de ne pas permettre le transit de matériel militaires vers la République de Chine. Trois divisions de l’armée de GUANDONG font pressions sur la frontière Tonkinoise. L’armée de GUANDONG est un groupe d’armée de l’armée impériale japonaise. Elle était le groupe d’armée le plus important et le plus prestigieux de l’armée Impériale. Le gouverneur Catroux prend cet ultimatum très au sérieux et de son propre chef, il ordonne le 16 juin 1940, l’interdiction totale du trafic d’essence vers Kumming (Chine) qui est le centre interallié de commandement militaire pour le Sud-Est Asiatique, qui regroupe les Américains, les Britanniques, les Chinois et les Français.

Fin 1944, les autorités politiques et militaires japonaises tombent d’accord pour mettre fin brutalement à la parenthèse française en Indochine qui était la seule puissance Coloniale européenne maintenue depuis 1940 par l’Opération Mei (Meigo Sakusen = Action de l’éclair de lune) organisée le 09 mars 1945. Elle est appelée le « coup de force nippon » par les français. L’ambassadeur nippon Maysumoto, présente, à 19h le 09 mars 1945, un ultimatum à son hôte, l’Amiral Decoux lors d’une réunion de routine. Cet ultimatum exige que les forces françaises passent sous commandement japonais. L’Amiral Decaux refuse ! A 21h, l’Amiral Decaux et ses adjoints sont mis aux arrêts. Le Japon attaque également à l’improviste les troupes françaises et indochinoises (Vitenamiens, Cambodgiens et Laotiens dans des unités de la Garde Indochinoise). Plusieurs officiers administrateurs et officiers français sont exécutés. Certains d’entre eux sont décapités à coup de sabre.

« Le Capitaine Annosse, qui a pris le commandement de la contre-attaque au fort de Dong-Dang au sein du 3ème Régiment de Tirailleurs Tonkinois, tient trois jours et trois nuits mais doit cesser le feu par manque de munitions et sa garnison est décimée. Sa garnison est composée de 150 hommes…. Les japonais sont environ 300. Après une ultime canonnade, les japonais entrent dans le fort et font prisonniers les 50 survivants. Le Capitaine Annosse est interpellé en anglais par un officier japonais qui tient à féliciter ses hommes pour leur courage. Puis il le fait asseoir sur le sol et un autre officier lui assène un coup de sabre sur la nuque et l’achève à coups de revolver… Bel hommage en vérité !


Autour de Dien Bien Phu (1954) par henrisalvador

Les autres prisonniers sont alors attachés deux par deux, les mains derrière le dos, et  c’est le départ en colonne vers le poste des Japonais, où une tranchée de 1,50 m de profondeur a été fraichement creusée. Les malheureux sont alors placés à genoux au bord du trou et les exécutions commencent par un bout. Ferdinand Cron est dans les derniers et voit ses compagnons décapités les uns après les autres d’un rapide coup de sabre, abattu avec force par un énorme japonais qui rit de toutes ses dents… Certains sont achevés à coups de baïonnette ! » * (Tiré du bulletin de l’ANAI du 1er trimestre 1990 – Témoignage de feu Monsieur Fernand Cron : « J’ai été décapité par les Japonais ») Malgré une résistance courageuse de certaines unités françaises et indochinoises, « le coup de force nippon » est rapide ! L’autorité Coloniale française disparait en 1 nuit.

A cet instant, les Etats-Unis pensent déjà au remplacement ultérieur des français en Indochine. Du fait de la destruction de l’administration Coloniale française, le Japon donne l’indépendance aux pays indochinois qui doivent construire leurs nouvelles nations. Le Japon  se désintéresse rapidement de ces territoires en raison d’un conflit non maitrisé ! L’Indochine retombe rapidement dans un cycle révolutionnaire et guerrier. Le Viêt-Minh s’empare du Nord du territoire vietnamien en août 1945. Le Cambodge connait un coup d’Etat et les français préparent leur retour en Indochine qui interviendra qu’en octobre 1945.

Sur les 34 000 Français métropolitains présents dans la région, plus 12 000 militaires d'origine métropolitaine, plus de 3 000 sont tués en moins de 48 heures.

Tout en mettant en place sa propre administration militaire, le Japon décrète la fin de la colonisation française, encourageant la formation de régimes nominalement indépendants, dans le cadre de sa sphère de coprospérité de la grande Asie orientale. L'empereur Bảo Đại obtempère et collabore avec les Japonais, proclamant l'indépendance de l'Annam et du Tonkin sous le nom d'Empire du Việt Nam. L'administration française est cependant maintenue par les Japonais en Cochinchine, dont le rattachement au Việt Nam n'est proclamé qu'en août. Au Cambodge, le roi Norodom Sihanouk, pressé par les Japonais, proclame également l'indépendance, mais il s'abstient de trop s'engager dans la collaboration. Le leader indépendantiste Son Ngoc Thanh, exilé au Japon depuis 1942 et considéré par les Japonais comme un allié plus sûr, revient au Cambodge pour assumer en mai le ministère des affaires étrangères.

À Luang Prabang, le roi Sisavang Vong refuse pour sa part de coopérer et de proclamer l'unification du Protectorat du Laos en tant qu'État indépendant : le 16 mars, il invite le peuple Lao à aider les Français et à combattre les Japonais. Le 4 avril, les Japonais forcent le roi à décréter l'indépendance du Laos, le souverain se considérant alors comme prisonnier et se trouvant en conflit avec son premier ministre indépendantiste, le prince Phetsarath Rattanavongsa.

Les généraux Sabattier et Alessandri se dirigent avec leurs troupes vers le pays Thaï, où Sabattier rencontre, dans la cuvette de Ðiện Biên Phủ, François de Langlade, représentant du général de Gaulle. Langlade confie à Sabattier tous les pouvoirs civils et militaires, et ce dernier choisit de déléguer son commandement militaire à Alessandri, pour se concentrer sur les tâches politiques. Mais les Japonais, décidés à nettoyer le pays de toute présence française, passent bientôt à l'attaque. Un repli vers le Yunnan est entamé. Sabattier lui-même, ayant installé son P.C. au Laos dans la Province de Phongsaly, tient ses positions durant trois semaines avant de passer en Chine. Les groupes de militaires français, divisés en plusieurs colonnes, connaissent des fortunes diverses : la « colonne Caponi » succombe le 27 mars, tandis que les groupements Prugnat et Séguin se replient en Chine début avril.

La « colonne Alessandri » résiste durant environ deux mois en se repliant : comptant environ 5 700 hommes, dont 3 200 autochtones, elle est exfiltrée sur le territoire de la République de Chine, dans le but de revenir ensuite en Indochine pour y mener des actions de résistance. Les hommes de la colonne doivent affronter, outre le climat et les désertions de tirailleurs indigènes, le harcèlement des troupes japonaises, auxquels s'ajoute parfois l'hostilité des populations locales. Les troupes du commandant Reul, composées presque exclusivement d'autochtones, subissent l'assaut d'hommes du Việt Minh et doivent abandonner le terrain, rejoignant le repli général sur le territoire chinois.

En Chine, les Français sont très déçus par l'accueil des Alliés : ni la République de Chine, ni les États-Unis, hostiles au colonialisme français, ne sont disposés à venir en aide aux Français. Les Américains veulent éliminer toute influence de la France dans ses colonies et dans le monde. Aucun Français n'est d'ailleurs invité à la conférence de Yalta en février 1945 ou, plus tard, à la conférence de Potsdam, le 26 juillet 1945.

Bien que les Japonais se soient posés en libérateurs et leur aient initialement manifesté leur appui, le Việt Minh n'envisage pas de coopérer avec eux et se prépare à entrer en résistance dans ses territoires du nord du pays, sous la direction d'Hô Chi Minh et de Võ Nguyên Giáp, par ailleurs adversaires implacables de la France.

Le 2 septembre 1945, Hô Chi Minh proclame l'indépendance du pays au nom du gouvernement provisoire de la République démocratique du Viêt Nam, dénonçant tant le colonialisme français que l'occupation japonaise. Les soldats japonais, restés sur place sans ordres, sont un temps utilisés par les Chinois pour aider au maintien de l'ordre au Tonkin et demeurent l'arme au pied dans le reste du pays, quand ils ne favorisent pas ouvertement les indépendantistes. Les troupes chinoises du général Lu Han se livrent en outre à des pillages au Tonkin, déjà durement éprouvé par la famine de 1945.

Sainteny appelle en renfort la mission française en Chine, mais, les cinq mille hommes commandés par le général Alessandri sont empêchés par les Chinois de pénétrer en Indochine. Le gros des troupes du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient n'a la possibilité de débarquer que début octobre. Le Général Leclerc débarque le 5 octobre et participe au désarmement des Japonais. L'administration coloniale de l'Indochine française a été totalement désorganisée par l'invasion japonaise. Le 1er octobre, l'Amiral Decoux, demeuré fidèle au gouvernement de Vichy et qui avait composé avec les Japonais jusqu'en 1945, est rapatrié en France pour y être jugé. Il bénéficiera d'un non-lieu en 1949.

Au Laos, les groupes Việt Minh tentent de susciter une insurrection et se heurtent, parfois violemment, aux maquis franco-lao tout juste sortis de la jungle, et renforcés par des parachutages de 70 combattants environ, notamment de la Force 136. La Force 136 était une unité du Special Operations Executive (« Direction des opérations spéciales ») formée par les Britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale, pour encadrer les maquis dans les territoires d’Asie occupés par les Japonais et y mener des actions subversives. Elle était constituée de militaires britanniques ou d’autres pays alliés.

Il est intéressant de noter que les missions postérieures au coup de force des Japonais du 9 mars 1945 ont un double objectif : lutter bien sûr contre les forces japonaises, mais aussi, et déjà, contre les maquis du Viêt Minh, alimentés par les Japonais en armes saisies aux Français et également soutenus par l'OSS américain. En octobre 1945, le gouvernement Lao Issara du prince Phetsarath renverse le roi, pour tenter d'obtenir par la force l'indépendance du pays. Il doit cependant prendre la fuite en mai 1946, devant l'avance des troupes françaises ; le roi est remis sur le trône. Au Cambodge, Leclerc se charge personnellement, le 15 octobre, d'appréhender Son Ngoc Thanh. Le général Alessandri prend les fonctions de commissaire de France à Phnom Penh. Norodom Sihanouk, demeuré à la tête de l'État, doit manœuvrer pour négocier avec les Français et gérer le processus d'indépendance du Cambodge, tout en ménageant les différentes factions rivales. Au Tonkin, les indépendantistes communistes de Hô Chi Minh se trouvent en position de force, sans réussir pour autant à faire reconnaître leur gouvernement.

Les troupes françaises ne reprennent que progressivement le pays. La France, pour réinvestir le territoire vietnamien, doit négocier laborieusement pour obtenir le départ des troupes d'occupation chinoises qui menacent d'annexer le Tonkin. Tchang Kaï-chek, en contrepartie du départ de ses troupes au début 1946, obtient par un accord franco-chinois le renoncement de la France à ses concessions territoriales et commerciales en Chine. Les troupes commandées par Jacques Massu pénètrent dans Hanoï en mars 1946. La guerre d’Indochine résulte de la politique de 1945.

 C’est au Tonkin que les combats vont être généralisés lors du «coup de force nippon» du 09 mars 1945. Pendant que sont menés ces combats statiques, les troupes rassemblées par le Général Sabatier, dans la région de Tong, vont livrer un combat retardateur dynamique, sous les ordres du Général Alessandri, ce qui va constituer un des plus hauts faits d’armes de la guerre d’Indochine. Durant 58 jours, ils vont livrer des combats en progressant le long de la Rivière noire en direction de Laïchau d’abord, avant de bifurquer vers Diên Biên Phù pour se regrouper dans la région de Phong Saly où le Général Sabatier avait reçu l’ordre d’implanter un réduit jusqu’à la fin des combats.

Au lendemain du « coup de force nippon », le gouvernement français avait sollicité une aide américaine à partir des bases chinoises. Le Président Roosevelt s’y opposa formellement. Arrivé à Phong Saly, le Général Sabatier renouvelle une demande d’aide en médicaments et munitions. Les autorités sino-américaines interdisent toutes missions d’aide aux troupes françaises présente en Indochine. Abandonné par nos alliés, il décide alors de rentrer en Chine afin de sauver ses hommes.

Le 1er  mai, il livre un dernier combat à Malitao avant de passer la frontière chinoise le 2 mai. Le Général Alessandri perdra, lors de cette retraite héroïque un tiers de ses effectifs, qui représentait la veille du « coup de force nippon » 7 800 Français et 22 000 Indochinois. Ce sont donc 5 700 hommes dont 2 200 français qui affamés, minés par la dysenterie et les fièvres, se réfugient en Chine dans l’espoir de reprendre le combat. Considérés comme non combattants mais comme des réfugiés, ils sont désarmés par les Chinois et dirigés vers des camps où ils arriveront après une marche de 400 kms. Malgré le fait d’avoir appris la fin de la guerre, ils resteront consignés dans les camps par les Chinois et les Américains jusqu’en février 1946. Le 15 août 1945, la capitulation japonaise prend tout le monde de court. En Indochine, c’est le vide administratif. Ce qui permit l’engouffrement de forces nationalistes vietnamiennes d’obédience qui avaient formés en Chine, un gouvernement provisoire vietnamien avec la bénédiction sino-américaine. A la tête de ce gouvernement, un communiste pur et dur, formé par l’école marxiste de Moscou, ce qu’ignorent les Américains. Armées, conseillés et encadrées par les membres de l’OSS, l’actuelle C.I.A., ces forces vont participer à quelques opérations de guerre au Tonkin.

Le 2 septembre, le Général Leclerc signe la fin de la Second Guerre Mondiale dans le Pacifique. Ho chi Minh en profite pour proclamer, à Hanoï, l’avènement de la République Indépendante du Viêt-Nam. Le délire de la foule est tel qu’il dégénère en émeute. Le 9 septembre, une ruée de « sauterelles » (nom donnée à l’armée chinoise du Général Lu Han) s’abat sur le Tonkin. Celle-ci au lieu de préoccuper du désarmement des troupes japonaises, vont piller campagnes et récolte de l’opium au Laos. Le 12 septembre 1945, arrivent à Saïgon les premiers éléments de la 25ème Division Gurka du Général Gracey, suivis par ceux de la 2ème DB et du 9ème DIC qui vont dégager Saïgon et sa banlieue puis réoccuper successivement la Cochinchine, les Sud Annam, le Cambodge puis le Sud Laos.

En février 1946, le Général Salan obtient le retour des troupes françaises qui sont toujours maintenues en Chine. Elles rejoindront la région de Diên Biên Phù sous les ordres du Lieutenant-Colonel Quilichini. Le 6 mars 1946, débarquent à Haïphong, les troupes françaises sous la canonnade chinoise qui sera réduite au silence. Le 18 mars, elles défilent à Hanoï devant la population enfin soulagée.

LES RUDES COMBATS

La bataille de Hanoï est le premier engagement de la guerre d'Indochine, livrée du 19 décembre 1946 au 18 février 1947. Le coupe de force du ViêtMinh débuta le 19 décembre au soir. Les français ne sont que 15 000 hommes et Giap espèrent se rendre maître de la situation avec ses 60 000 hommes et avec le bénéfice de la surprise. Le Viet Minh, dirigé par Hô Chi Minh, décide de lancer une offensive ayant pour but la libération de la ville de Hanoï. À 20 heures 03, une explosion dans la centrale électrique de la ville annonce le début de l'insurrection. Des ressortissants français sont massacrés et des maisons pillées. Ho Chi Minh appelle tout le peuple vietnamien à se soulever contre la présence française : « Que celui qui a un fusil se serve de son fusil, que celui qui a une épée se serve de son épée… Que chacun combatte le colonialisme. » Dès lors, la ville se retrouve dans l'obscurité et se retrouve bombardée par l'artillerie française, l'armée se déploie ensuite et réalise des perquisitions domiciliaires afin de trouver d'éventuels dirigeants du Viet Minh. Les guérilleros vietnamiens se replient alors dans les montagnes, à 128 km d'Hanoï.

Selon leViet-Minh, cette retraite stratégique leur permit de préserver leurs forces.  Après avoir nettoyé la ville de toute présence Viet Minh, les Français exigent la reddition militaire de leurs adversaires, qui refusent aussitôt. Les États-Unis, alarmés par l'incident, prévoyaient d'envisager un référendum sur l'indépendance, mais le projet fut abandonné aussitôt devant le refus de l'Union française et du Viet Minh. Les troupes françaises viennent de reprendre pied au Tonkin, Hanoi, Haiphong et le littoral entre Do Son et la Chine ont été libérés. Le général Valluy souhaite porter un coup décisif au Vietminh en décapitant le gouvernement de la RDVN implanté dans la région de Thai Nguyen - Bac Kan, Cao Bang, Langson. A Bac Kan, Hô Chin Minh et Giap échappent de peu aux parachutistes.

La RC 4 (Route coloniale N° 4), appelée également « Boulevard de la Mort » par les légionnaires, tient une place sanglante de par les gouvernements successifs qui ne sauront pas faire la guerre, en donnant les moyens suffisants pour la gagner, ni faire la paix. (Tiré du livre : les soldats oubliés de Cao Bang aux camps de rééducation du Viêt-Minh. Ecrit par Louis Stien avec une préface De Hélie de Saint Marc – aux éditions Albin Michel) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_RC_4 La bataille de la RC 4 opposa, durant la guerre d'Indochine, les forces du corps expéditionnaire français à celles du Việt Minh, en septembre et octobre 1950, au nord Tonkin à proximité de la frontière chinoise. Ces combats se soldèrent par la défaite des troupes françaises. Cette route, qui reliait Lao Kay à Monkay, permettait le ravitaillement des places fortes de Lang Son, Na Cham, That Khé, Dong Khê et Cao Bang, et permettait les liaisons avec Hanoi, la capitale du Tonkin, via la RC 1. De nombreux combats ont eu lieu sur la RC 4 dont : les combats de Cao Bang, That Khé, Dong Khé, Na Cham, qui amena à l’anéantissement des colonnes Le Page et Charton :  -1er BEP, -3e GCCP (3ème BCCP devenu 3ème GCCP), - III/3e REI, - Bataillon de partisans (136e, 138e, 140e et 142e CLSM), - BM du 8e RTM, - GTM (1er, 3e et 11e Tabors marocains). Les chiffres des pertes varient suivant les auteurs, néanmoins il semble que le corps expéditionnaire ait perdu dans cette bataille environ 5 000 hommes (tués, blessés et prisonniers). Sur les 3 000 prisonniers, on estime que 2 000 d'entre eux ne sont pas revenus des camps. Le Viêt-Minh était fort de 25 000 soldats réguliers, appuyés par de l’artillerie et disposant d’imposantes réserves en Chine, dont la frontière est toute proche.

Au-dessus de Dien Bien Phu (1954) par henrisalvador

• Octobre 1949 : Proclamation par Mao Tsé Toung de la République Populaire chinoise, reconnue le lendemain par l’URSS.

• Janvier 1950 : L’URSS reconnaît Ho Chi Minh et établit des relations avec la République Démocratique du Viêtnam, suivie par les Etats socialistes.

Mai 1950 : Attaque, chute et réoccupation de Dong Khé.

• Juin 1950 : Arrivée à Saïgon de la première livraison de matériel américain. Début de la guerre de Corée.

• Septembre 1950 : Décision de Léon Pignon et du général Carpentier d’abandonner Cao Bang.

• Octobre 1950 : Evacuation de Cao Bang. Défaite des colonnes Le Page et Charton (affaire de la RC4).

• Décembre 1950 : Le général de Lattre, Haut-Commissaire et commandant en chef en Indochine. Signature de l’accord d’aide militaire des Etats-Unis à la France, au Vietnam, au Cambodge, et au Laos.

• Janvier 1951 : Offensive Vietminh ; Bataille de Vinh Yen ; Echec Vietminh.

• Mars 1951 : Deuxième offensive de Giap dans le Delta, bataille de Dong Trieu et Mao Khé. Echec du Vietminh.

• Mai-juin 1951 : Troisièmes offensives de Giap contre le Delta, bataille du Day. Echec du Vietminh. Mort de Bernard de Lattre le 30 mai.

• 30 mai 1951 :  A l'issue de la contre-attaque du rocher de Ninh-Binh, un tirailleur du 1er RTA hisse le drapeau français au sommet du piton. (ECPA-D)

• Juillet 1951 : Assasinat à Sadec du général Chanson.

• Septembre 1951 : Premier gouvernement de l’indépendance au Vietnam, présidé par Tran Van Huu et installé par Bao Daï. Voyage de de Lattre aux Etats-Unis pour obtenir un accroissement de l’aide militaire.

• Janvier 1952 : Mort du général de Lattre.

• Septembre 1952 : Offensive Vietminh sur Nghia Lo. Installation d'un point d'appui sur la base aéroterrestre de Na San.

Octobre 1952 : Offensive Vietminh sur la Rivière Noire.

• Le 23 novembre 1952 : Giap lance ses troupes à l'assaut de la base aéroterrestre de Na San. Après 9 jours de combats acharnés, ils bâteront en retraite.

• Décembre 1952 : Attaque du camp retranché de Na San par le Vietminh. Echec.

• Juillet 1953 : Evacuation de Na San.

• Octobre 1953 : Opération au Haut-Laos pour dégager Luang Parbang et le camp retranché de la Plaine des Jarres.

• Novembre 1953 : Occupation de Diên-Biên-Phû par les paras :

          - L'opération Castor, lancée le 20 novembre 1953, est une opération militaire de l'armée                  Françcaise confiée au général Gilles et dont l'objectif était de s'emparer de la plaine de Dien Bien Phu. Il s'agit de la plus grande opération aéroportée de la guerre d'Indochine.

         - 2 bataillons de parachutistes français, le 6e Bataillon de parachutistes coloniaux (6e BPC), du chef de bataillon Bigeard et le deuxième bataillon du 1er Régiment de chasseurs parachutistes (II/1er RCP) du chef de bataillon Bréchignac s’emparent de la vallée de Diện Biên Phu, défendue par un détachement peu important de l’armée Việt Minh. D’autres unités parachutistes sont larguées en renfort dans l’après-midi et les jours qui suivent, notamment le 1er Bataillon de parachutistes coloniaux (1er BPC), du chef de bataillon Souquet, le 1er Bataillon étranger de parachutistes (1er BEP) du chef de bataillon Guiraud, le 8eBataillon de parachutistes de choc (8e BPC) du capitaine Tourret et le 5e Bataillon de parachutistes vietnamiens (5ème BPVN) du chef de bataillon Bouvery. La bataille de Dien Bien Phu commença quatre mois plus tard.

• Décembre 1953 :écembre 1953 : Offensive Vietminh sur le Laos

• Février 1954 : Communiqué quadripartite de la conférence de Berlin concernant la conférence de Genève sur la Corée et l’Indochine.

• Mars 1954 : Attaque massive de Diên-Biên-Phû par le Vietminh.

• Avril 1954 :  Ouverture de la conférence de Genève sur la Corée et l’Indochine.

• Mai 1954 : Chute de Diên-Biên-Phû. Le 7 mai 1954, à Diên-Biên-Phu, les soldats Viet-Minh hissent le drapeau vietnamien sur le PC du Général de Castries.

    • Juin 1954 : Evacuation d’Ankhé. Embuscade du GM 100. Evacuation de Nam Dinh.

    • Juillet 1954 : Genève : accords d’armistice. Déclaration finale sur la paix en Indochine.

    Bataille de Diên-Biên-Phû

    La plaine est couverte de rizières et de champs, avec le village proprement dit, et une rivière, la Nam Youn, qui la traverse. C'est le seul endroit plat à des centaines de kilomètres à la ronde, avec une altitude moyenne de 400 mètres. L'habitat, essentiellement de maisons sur pilotis, est dispersé. La

    vallée comporte un ancien aérodrome aménagé par les Japonais durant la Seconde Guerre mondiale. Il est orienté dans le sens nord-sud et dispose de deux pistes plus ou moins parallèles à la rivière. La vallée, aussi orientée nord-sud, a une longueur de 17 kilomètres. La largeur d'Est en Ouest varie de cinq à sept kilomètres. À l'Est et au Nord-Est se trouve une zone de petites collines grimpant progressivement vers des sommets boisés qui s'étagent entre 1 000 et 1 300 mètres. La dénivellation entre la vallée et les cimes des montagnes varie de 600 à 700 mètres. Occupée par les Français en novembre 1953, cette petite ville et sa plaine environnante devinrent l’année suivante le théâtre d'une violente bataille entre le corps expéditionnaire français, composé de diverses unités de l’armée française, des troupes coloniales et autochtones, sous le commandement du colonel de Castries (nommé général durant la bataille), et l’essentiel des troupes vietnamiennes (Việt Minh) commandées par le général Giáp. Cette bataille se termina le 7 mai 1954 par arrêt du feu, selon les consignes reçues de l'état-major français à Hanoï. Hormis l'embuscade du groupe mobile 100 à An Khé, en juin 1954, la bataille de Diên Biên Phu fut le dernier affrontement majeur de la guerre d'Indochine. Cette défaite accéléra les négociations engagées à Genève pour le règlement des conflits en Asie (Corée et Indochine). La France quitta la partie nord du Viêt Nam, après les accords de Genève signés en juillet 1954, qui instauraient une partition du pays de part et d'autre du 17e parallèle Nord.

    Forces en présence :

    Viêt-Minh : 13 mars : 48 000 combattants + 15 000 hommes en support logistique. 7 mai : 80 000 hommes comprenant les services et la chaîne logistique.

    France : 13 mars : 10 800 hommes. 7 mai : 14 014 hommes comprenant les services et la chaîne logistique.

    Pertes : Chiffres officiels Viêt-Minh : 4 020 morts, 9 118 blessés, 792 disparus.

                   (Estimations françaises) : 8 000 tués, 15 000 blessés.

                  Chiffres officiels Français : 2 293 morts, 5 195 blessés, 11 721 prisonniers dont 3 290 survivants et 7 801 morts en captivité ou disparus.

    Une guerre de neuf ans :

    Dans ce contexte, elle se termine par un drame où nos soldats sont abandonnés pour former un bouclier au service du monde libre dans une ambiance de guerre froide. Pour le Vietnam, c’est un conflit qui débute par une guérilla de libération teintée d’une guerre civile. A l’arrivée des troupes de Mao Tsé Toung aux frontières du Tonkin, ce conflit bascule, dès 1949, dans une guerre de trente ans qui verra, après de durs combats et un immense sacrifice de la population, le triomphe d’un gouvernement communiste totalitaire.


    Dien bien phu par dudulle_69

    Historique du 5ème Bataillon Parachutistes ViêtNamiens

    Créé en janvier 1948, à Saint Brieux, à partir des unités des Troupes de Marine stationné à Meucon, le 3ème B.C.C.P. embarque le 22 octobre 1948 pour l’Extrème-Orient. Il débarque à Saïgon le 09 novembre 1948. L’unité est alors composée de 3 Groupes Commandos (GC 1, GC 2 et GC 3). Chaque groupe comprend 6 officiers, 20 sous-officiers et 110 hommes du rang. Plusieurs fois parachutés, il s’illustre notamment à Dong Khé en 1950. Il est parachuté dans des conditions particulièrement audacieuses sur la position même des rebelles, sous le feu d’une intense DCA. Il y gagne sa première citation collective à l’ordre de l’armée.

    En janvier 1949, la 3ème Compagnie Indochinoise Parachutiste renforce les effectifs du bataillon qui participe à des combats à la frontière de la Chine et du Tonkin. Le 8 octobre 1949, 268 hommes du bataillon sautent sur That Khé alors que, ayant été éprouvé par des opérations au Laos, le 3ème BCCP devait être rapatrié. Sur ce total, seul 6 hommes parviendront à rejoindre les lignes amies : 19 parachutistes, dont le Capitaine Cazaux, seront faits prisonniers. Détruit dans sa quasi-totalité au cours des combats de That Khé, les 12 – 14 octobre 1949, à la hauteur de la Route de Bi Nhi, il est une nouvelle fois cité à l’ordre de l’armée puis dissous le 1er novembre 1950. Le reliquat des effectifs non rapatriables étant versés au 6ème BCCP.

    Le 27 décembre 1951, recréée sous l’appellation du 3ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, il participe, au cours de l’année 1952 et jusqu’en août 1953, aux grandes opérations menées au Tonkin et en Annam. Le 3ème BPC est commandait par le Commandant LENOIR, dit « La vieille » et avait l’indicatif « Bruno II ».

    En 1953, engagé dans la bataille de NA SAN et à l’issue de combats acharnés, menés en particulier sur le point d’appui 24, il se verra attribué, une nouvelle citation à l’ordre de l’armée. Il est dissous le 31 août 1953 pour former le 5° Bataillon de Parachutistes ViêtNamien (5ème BPVN) le 1er septembre 1953 à Hanoï et incorporé au G.A.P. 2. Le surnom qui lui est donné est le 5ème BAWOUAN et il sera stationné aux environs de TUNG. Il est formé à partir du transfert du PC et des 3ème et 23ème Compagnie Indochinoises Parachutistes du 3ème Bataillon Parachutistes Coloniaux dissous la veille et rapatrié en métropole. C’est l’un des 5 bataillons de parachutistes viêtnamiens créés entre 1951 et 1954 (avec les 1er, 3ème, 6ème et 7ème BPVN), suite à la politique de De Lattre de Tassigny visant à la création d’une armée viêtnamienne. Son effectif était de l’ordre de 1 080 hommes, essentiellement asiatiques, mais avec de nombreux cadres métropolitains. Ses chefs de corps furent : le Cne Jacques Bouvery du 1er septembre 1953 au 14-15 décembre 1953 ; Cdt André Botella du 20 décembre 1953 à mai 1954 ; Cne Tholy de juin 1954 à juillet 1954 et Cne Lesaux en juillet 1954. Le 5ème BPVN participa à partir du 23 septembre 1953 à l’opération Brochet 1, 2, 3 et 4 et en octobre 1953, à l’opération CASTOR avec saut sur Diên Biên Phù le 22 novembre 1953 dans le cadre du GAP 2. Il essuie de violents combats sur la côte 1145.

    Retiré le 25 décembre 1953 de Diên Biên Phù avec le GAP 2, il fait mouvement sur Hanoï les 25 et 26 janvier 1954. Il est largué une seconde fois sur Diên Biên Phù le 14 mars 1954. Il participe à la bataille de Diên Biên Phù jusqu’à sa chute le 07 mai 1954. Le 5ème BPVN disparaitra à Diên Biên Phù. Reconstitué au Tonkin le 21 juillet 1954 et intégré au GAP 1 le 01 août 1954. A Tourane, le 01 novembre 1954, il forme le GAP 3 avec le 7ème BPC à Nha Trang.

    Le 1er mars 1955, le Bataillon est intégré au GP de l’armée de la République du Viêt-Nam. Pour ses faits d’armes, il recevra une citation à l’ordre de l’armée sur Croix de Guerre des T.O.E. le 17 avril 1954 à Diên Biên Phù…. Le 3ème BCCP reçu 3 citations à l’ordre de l’armée sur Croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures les 23 août 1950, 25 janvier 1951 et 22 avril 1953. Le GC 2 reçu une citation à l’ordre de l’armée sur Croix de Guerre des TOE en date du 23 novembre 1950 et pour la 3ème CIP en date du 13 janvier 1951.